Histoire

Les origines

 

Noté "Ecclesia de Ploemyliau" à la fin du 14e siècle, l’appellation Ploemiliau apparaît en 1481. Dès lors, il se conçoit comme un composé de Ploe, paroisse primitive, et de Milliau (voir paragraphe suivant sur Saint Milliau).

Ploumilliau est une ancienne paroisse primitive qui, outre sa trêve Keraudy (aujourd’hui en Ploumilliau), englobait autrefois les territoires de Trédrez et Locquémeau, sa trêve (aujourd’hui en Trédrez). Ploumilliau n’apparaît pas dans les documents officiels avant 1426. Pourtant Keraudy, sa trêve, y figure dès le XIIème siècle. On ne trouve, en effet, pas trace du nom de Ploumilliau dans les chartes de 1160 et 1182 énumérant les possessions des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers. Ils étaient pourtant présents à Saint-Jean, à Keraudy (ou Keroudi), à Christ et au Mouster.

L’ancienne paroisse de Ploumilliau dépendait du diocèse de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Morlaix. Ploumilliau pouvait s’enorgueillir de présenter deux églises et six chapelles. S’y ajoutaient les 24 calvaires.

Keraudy, qui était sous l’Ancien Régime, et dès 1681, une paroisse succursale de celle de Ploumilliau, fut rattachée à la commune de Ploumilliau avant le 16 février 1791.

 

Saint Milliau

 

Saint_MilliauMilliau est un moine irlandais lié aux migrations bretonnes des Vème et VIème siècles. Mais le Milliau, représenté six fois dans la commune, est le fils du roi de Cornouaille qui aurait gouverné pendant sept années la Domnonée, principauté située au nord de la Bretagne. Pendant son règne, il rétablit la paix, développe l’agriculture, secourt les indigents.

Cette période est retenue comme un véritable âge d’or pour notre région. Malheureusement son frère Rivoad, jaloux, le fit décapiter vers 531. Milliau devint alors un martyr.

Il apparaît portant sa tête entre les mains, dans le vitrail de la lancette centrale de la maîtresse-vitre de l’église du bourg. Deux statues polychromes le représentent dans le chœur et le porche sud et une bannière lui est dédiée. Dans le calvaire du cimetière, sur l’avers tourné vers l’est, Milliau est associé à Saint Yves. Enfin dans la chapelle de Christ, une statue lui est consacrée. C’est le saint éponyme de la paroisse, Plou-Milliau.

 

Personnages célèbres

 

Villiers de l’Isle-Adam
La rue du même nom rend hommage à deux personnalités : Mathias-Auguste Villiers de l’Isle-Adam (1838-1889), écrivain célèbre, auteur des Contes cruels ou de l’Eve future, qui fit de nombreux séjours au presbytère de Ploumilliau, et son oncle, Yves-Marie Victor Villiers de l’Isle-Adam (1808-1889), docteur en théologie et professeur de latin d’un certain Anatole Le Braz, qui fut curé pendant 25 années.

Anatole Le Braz (1859-1926)
AnatoleLeBrazIl arriva à Ploumilliau en 1861, il avait 2 ans, son père venait d’être muté en tant qu’instituteur à l’école publique (dans le bâtiment de l’actuelle mairie où une plaque commémorative lui rend hommage). Son enfance et son adolescence se passèrent donc en face de l’église St Milliau, entourée à l’époque du cimetière, et qui abritait l’inquiétante statue de l’Ankou. Cet environnement n’a évidemment pas manqué d’inspirer son ouvrage majeur La légende de la Mort chez les bretons armoricains.

Milliau Caïnnec (1825-1897)
Né dans une famille modeste de Ploumilliau, il s’engage comme zouave dans l’armée de Napoléon III et s’en va combattre les Russes en Crimée, sous les ordres du général Mac-Mahon. A Sébastopol, en septembre 1855, les troupes montent à l’assaut de la tour Malakoff, après un siège de la ville qui a duré plusieurs mois. Le clairon Milliau Caïnnec sonne la charge quand, soudain, un boulet lui emporte le bras droit. Il continue néanmoins de sonner la charge en tenant son clairon de la main gauche. Cet acte de courage lui valut la médaille militaire. Il se retira ensuite comme "receveur buraliste" ou "débitant de tabac" au bourg de Ploumilliau où il se maria et vécut le reste de ses jours. Il est enterré au cimetière communal.

Morley Troman (1918-2000)
MorleyTromanAnglais d’origine, ce sculpteur, écrivain et homme de radio s’installe à Ploumilliau en 1960. Si ses sculptures en bois ne sont pas facilement accessibles, en revanche, ses oeuvres en granit sont visibles à St-Michel-en-Grève (Statue de St Michel sculptée en 1962 au dos de l’église sur l’abside), sur la place de Pluzunet (Statue de la conteuse Marc’harit Fulup) ou encore bien évidemment au bourg de Ploumilliau (Fontaine de la princesse de Tronkolaine)… Il a aussi produit plus de 500 émissions pour la TV et la radio régionale entre 1964 et 1977.

 

Les Maires successifs de la commune de Ploumilliau

  • An VIII : Jean Rolland
  • 1813 : Yves Le Bihan
  • 1816 : Pierre Le Scornet
  • 1829 : Yves Perrot
  • 1832 : Pierre Decouvrant
  • 1837 : Louis Lintanf
  • 1852 : Yves-Marie Le Bourdonnec
  • 1860 : Guillaume Scolan
  • 1865 : Yves Le Meur
  • 1870 : Guillaume Scolan
  • 1873 : Yves Le Meur
  • 1878 : Jean-Marie Le Guern
  • 1882 : Guillaume Scolan
  • 1899 : Yves-Marie Derrien
  • 1906 : Jean-Marie Bourdonnec
  • 1910 : Pierre Le Guern
  • 1912 : Jean Auregan
  • 1929 : François Le Caer
  • 1943 : Toussaint Guyomar
  • 1945 : Gestin Le Pierres
  • 1953 : Jean Lachater
  • 1959 : André Cresseveur
  • 2000 : Michel Kerneis
  • 2001 : Denise Grandjean
  • 2008 : Marcel Prat
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